Hier soir, le FBI a ordonné la fermeture du site Megaupload car l’hébergeur est accusé de participer au piratage de nombreuses oeuvres artistiques. Suite à cela, le mouvement Anonymous a réagi en rendant indisponibles de nombreux sites. Explications. Pour ceux qui ne connaîtraient pas, Megauplaod est un site permettant de stocker en cloud (sur un serveur distant), toutes sortes de fichiers et d’en faciliter le partage. Il peut donc, par exemple, vous servir à partager un dossier de photos particulièrement volumineux que vous auriez du mal à transférer par email. Bien entendu, de nombreux fichiers illégaux s’y trouvent également, beaucoup y ayant vu la possibilité de partagé des films, albums etc. C’est pour cette raison que le FBI a ordonné la fermeture du site, l’accusant de participer aux actes illégaux de piratage. Megaupload proteste bien entendu et clame haut et fort son innocence. Dans une de leurs dernières interviews, le responsable technique de l’entreprise rappelle qu’ils ne sont qu’un service de partage de fichiers et qu’ils ne sont en aucun cas responsables de ce que les internautes décident d’y stocker. Leur politique de confidentialité leur interdit d’ailleurs d’avoir le moindre droit de regard sur les fichiers présents. De nombreux artistes ont récemment affirmé leur soutient à Megaupload . La fermeture du site engendre également la perte (tout du moins temporaire) de millions de documents privés. Cela n’aura malheureusement pas suffit pour empêcher la fermeture. De plus, cette action intervient au lendemain de la journée « blackout » en protestation aux lois SOPA et PIPA aux Etats-Unis, à un moment donc, où les internautes sont particulièrement sensibilisés à la protection de leur liberté digitale et les réactions furent donc très vives. Le groupe Anonymous a alors lancé l’opération blackout, relayé massivement sur les réseaux sociaux. Sur Twitter par exemple, les hashtags #opmegaupload, #megaupload, #mu ou encore #anonymous ont commencé à fleurir se retrouvant même en trending topics (les sujets les plus populaires), jusqu’à ce que Twitter décide de les supprimer de la liste. En quoi consiste alors l’opération blackout ? C’est ce que l’on appelle une série d’attaques DDOS. Une attaque DDOS est une attaque par déni de services, elle consiste donc à envoyer un maximum de demandes de connexion vers un site pour qu’il soir rapidement surchargé et que le serveur ne puisse pas suporter cette charge. Le site est alors rendu indisponible. C’est ce qui s’est passé hier soir et cette nuit pour une vingtaine de sites dont le site du ministère de la justice américaine, le site d’universal music ou même le site de l’hadopi.Cette action a été rendue possible par l’action de milliers d’internautes provenant de tous les coins du globe. Dans un message posté hier soir sur YouTube et attribué à Anonymous, le groupe appelle les internautes du monde entier à se soulever pour défendre leur liberté, leur rappellant que ce qui se passe aujourd’hui aux USA peut se passer dans n’importe quel autre pays.  
 
  • Célina

    Bonjour. Merci beaucoup pour cet article. Je souhaiterais le relayer sur le site de Girlz In Web, tout ou en partie (avec redirection vers votre site évidemment), Ceci serait il possible? Merci beaucoup. Célina, Girlzinweb.com

  • Adelaide

    Bonjour Célina,
    Pas de souci :)
    Adélaïde