Les entreprises ont besoin de talents. Derrière ce mot, et au-delà des compétences métiers, les recruteurs (cabinets de chasseurs de tête, chargés de recrutement, responsables Ressources Humaines, etc…) recherchent des candidats avec des qualités humaines et du vécu.

Et aujourd’hui, c’est surtout grâce à internet que les recruteurs peuvent juger de ces qualités. La gestion de l’e-réputation (la présence sur internet) permettra aux candidats de mettre toutes les chances de leurs côtés.

Cela nécessite des règles :

Savoir être présent sur les réseaux sociaux

Tous les recruteurs font des recherches plus ou moins poussées d’informations sur un candidat sur internet et les réseaux sociaux. Les candidats doivent donc gérer leurs présences sur internet. Ils doivent décider et choisir ce que l’on va trouver sur eux. On ne peut plus être simplement passif voir totalement absent de dispositifs internet comme Facebook, Twitter, LinkedIn, Viadeo, etc… Si un recruteur ne trouve pas un candidat en faisant ses recherches, il continuera à chercher et trouvera donc des publications qui n’ont pas été créées par le candidat ou qui ne sont plus d’actualité. Les candidats se doivent donc d’être des acteurs de leurs présences en créant des contenus que l’on trouvera en les recherchant. Il faut être présent sur tous les réseaux sociaux, et pour aider les recruteurs, en utilisant le même pseudo, la même photo. Il faut créer du contenu en rapport avec l’image que vous voulez donner, mais en restant naturel et humain. Car à l’inverse, un profil trop « propre » semblera peu crédible.

Savoir montrer qui l’on est

Comme l’explique Pierre-Philippe Cormeraie du groupe BPCE, la génération slash (ou #slashgen) est une génération « transverse, multiple, entreprenante et hyper connectée ». C’est la génération de personnes qui ont plusieurs facettes. A la fois une vie professionnelle, une vie personnelle, une ou des passions, une vie sur les réseaux sociaux, une vie créative, une vie familiale,… Pas de notions d’âge, de lieu de vie, de couleur, de sexe. Un membre de la génération #slashgen est une personne avec plusieurs compétences/métiers/intérêts/vies. Et au niveau du recrutement, cela signifie que l’on va afficher une dynamique d’expression de soi, montrer que l’on peut s’offrir des opportunités de changement, que l’on veut devenir celui que l’on est et montrer enfin que la réussite ne se limite pas à une carrière linéaire (on change aujourd’hui en moyenne 3 fois de métier dans une vie). La section « hobbies », « passions » ou « divers » d’un cv permettra d’afficher son appartenance à la #slashgen et de montrer qui l’on est.

Savoir être un collaborateur

Les entreprises savent que les moyens d’augmenter leurs rentabilités et l’engagement de leurs équipes, passent par plus de coopération entre les services. Comme l’explique Yves Morieux du BCG, la « Smart Simplicity » définit des règles simples de management pour pousser les équipes à travailler en collaboration. Mais ces règles s’appuient sur les managers et les salariés, bref s’appuient sur les hommes. Les candidats doivent donc montrer qu’ils savent collaborer dans les descriptifs de leurs expériences professionnelles.

Ces règles que doivent appliquer les candidats prouveront aux recruteurs qu’ils sont leurs futurs collaborateurs. Les diplômes permettent de définir un niveau intellectuel. Les expériences permettent de définir un niveau de compétences professionnelles. Les qualités humaines complètent le profil et définissent le Talent.